Les évadés d'Alcatraz

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Les évadés d'Alcatraz

Message par Azimut le Mar 18 Aoû - 13:42

En juin 1962, trois détenus ont réussi un coup fumant en s’évadant de la prison fédérale la mieux gardées des Etats-Unis, celle d’Alcatraz. Après avoir préparé minutieusement leur évasion pendant près d’une année, les trois hommes se sont fait la belle pendant la nuit du 12 au 13 juin 1962 avec une habileté incroyable. Aucun des fuyards ne fut jamais retrouvé. Ont-ils réussi à franchir la baie de San Francisco avec ses eaux glacées et ses courants puissants ? Se sont-ils noyés ? Une chose est sûre, les évadés restent à ce jour, aussi introuvables qu’une forêt de palmiers en Alaska.



Alcatraz

Alcatraz est une petite île rocheuse située dans la baie de San Francisco à environ 2.5 km de la ville californienne. Ce bout de terre fut utilisé tout d’abord comme forteresse militaire dès 1853 (vu son emplacement stratégique, on pouvait difficilement faire mieux…). Au début du 20e siècle, la forteresse fut transformée en prison militaire, puis en 1933 elle devint une prison fédérale les plus redoutées et les plus sûres du pays. Non seulement le nombre de gardiens y étaient imposant, puisque l’on comptait près d’un surveillant pour 3 détenus, mais aussi de part son infrastructure. Ajoutons à cela, les eaux froides qui bordent l’île, rarement au-delà de 10 degrés, et les courants puissants dus à la marée. Autant dire que ça calme tout de suite et que l’espoir de nager depuis le rocher jusqu’à la baie était aussi grand que de gagner à la loterie du samedi soir. Soit le nageur était emporté au large par les courants, soit il mourrait d’hypothermie.

Il est donc fort compréhensible que de grands noms du banditisme y aient séjournés, tels que Al Capone, George « Machine Gun » Kelly ou encore Alvin Karpis.



Tentatives d’évasion

Il y eut pourtant de nombreuses tentatives d’évasion malgré l’extrême rigueur et la configuration des lieux. On compta près de 14 tentatives toutes vouées à l’échec. Sur les 36 personnes qui ont voulu se faire la malle, toutes ont été retrouvées, furent tuées ou ont donné leur corps à la Grande Bleue. A l’exception bien évidemment de nos trois lascars qui demeurent toujours introuvables. Ces trois hommes sont Frank Morris et les frères John et Clarence Anglin.

Une complicité qui date

En fait les trois complices se sont rencontrés au pénitencier d’Atlanta. Morris fut incarcéré pour vols, trafic de drogue et pour une fâcheuse habitude de ne pas vouloir rester dans les prisons américaines. Quand aux frères Anglin, ils furent arrêtés en 1956 pour divers braquages. Alan West un quatrième larron fut emprisonné pour vols de voitures. Etant donné qu’ils avaient des casiers aussi longs qu’un papier toilette déroulé, tous les quatre furent envoyés entre 1960 et 1961 à Alcatraz. A peine sur le rocher, ils planifient déjà un plan d’évasion. Morris, très intelligent puisqu’il a un QI de 133 (Einstein en avait un de 165, pour l’anecdote !) est le leader de la bande. De nombreuses voix se sont élevées quant à son leadership, attribuant tout le mérite à Alan West. Mais nous y reviendront ultérieurement.

Grâce aux diverses tâches que les quatre détenus effectuent dans le pénitencier et aux aides bienvenues des autres prisonniers, ils réussissent à se procurer des outils rudimentaires pour préparer leur coup. Morris, qui travaille à l’atelier parvient à se procurer de la colle, de la ficelle et du petit matériel. John Anglin, qui œuvre dans la blanchisserie dérobe de temps à autre des vieux imperméables et Clarence, qui donne un coup de main au coiffeur récupère des cheveux.

Le plan d’évasion

Le plan d’évasion est brillant, mais sa mise en place durera près d’une année. Le but est de sortir par la grille d’aération des cellules qui donne accès à un couloir d’un mètre de large, où passent des tuyaux et des canalisations. Ensuite il faudra escalader le seul conduit d’aération dont la plaque supérieure n’est pas coulée dans le béton au niveau du toit. Ensuite se diriger vers l’angle nord-est du toit et descendre le long d’une gouttière, franchir les deux grilles sans barbelés et traverser la baie jusqu’à Angel Island au moyen d’un radeau. C’est pourtant simple, non ?



Pourtant il subsiste de nombreux problèmes, et pas des moindres. Le premier étant la taille de la grille d’aération qui ne fait que 26cm sur 14cm. C’est au moyen de cuillères aiguisées que les détenus agrandissent le trou. Ensuite à l’aide d’un carton peint, ils créent un leurre qui masque ainsi le trou agrandi, la faible luminosité des cellules fera le reste. Autre problème : la ronde incessante des gardiens. Afin de prévenir toute prise en flagrant délit, les détenus font le guet à tour de rôle, grâce à un petit miroir. Les résidus de murs creusés sont dispersés dans la cour lors des promenades quotidiennes.

Afin de mettre toutes les chances de leur côté, les détenus fabriquent de fausses têtes avec de la colle, du papier toilette, de la peinture couleur peau et les fameux cheveux récupérés chez le coiffeur. Ainsi ces têtes feront illusion que les détenus dorment à poings fermés pendant les rondes de nuit.



Mais le plus gros problème reste le radeau. Comment confectionner un radeau étanche suffisamment grand pour accueillir quatre personnes ? C’est une idée de génie de Morris qui va leur permettre de réussir ce tour de passe-passe. Les compères vont récupérer une cinquantaine d’imperméables qu’ils vont coller et coudre ensemble. Ceux-ci n’étant pas vraiment inventoriés, ils pourront assez facilement s’en procurer par l’entremise d’autres détenus. Le radeau sera, lui, gonflé avec le petit accordéon de Clarence Anglin. Seulement voilà tout ce matériel semble bien encombrant et ne peut être dissimulé dans les cellules sans suspicion. Autre idée de génie d’Alan West qui est chargé de repeindre le mur au-dessus des cellules. Il va tout simplement faire exprès d’envoyer des gravats et de la poussière sur le sol propre comme un sou neuf. Pour éviter que cela se reproduise, il va demander des couvertures afin de les dresser contre le grillage, évitant ainsi que des gravats tombent à nouveau. Du coup une surface adéquate sera dissimulée à la vue des gardiens pour entreposer le matériel volumineux.

Notons que le creusement autour de la grille ne pouvait se faire qu'entre 17h30 et 19h30 lorsque les détenus étaient autorisés à jouer de la musique. Le bruit des instruments masquait bien évidemment les martèlements et les raclements.

L’évasion

L’évasion est fixée au 12 juin. Après l’extinction des feux à 21h30, les détenus placent leurs têtes confectionnées sur le lit, déboitent les grilles et s’en vont. Seulement West qui avait trop creusé son ouverture, avait dû remettre du ciment pour éviter de se faire pincer. Du coup le trou était de nouveau trop petit pour passer. Malgré tous leurs efforts, Morris et les frère Anglin décident d’abandonner West. Trop risqué de s’attarder plus longtemps. Le plan fonctionne à merveille et nos trois complices se retrouvent au bord l’eau à gonfler leur embarcation de fortune. Ils grimpent dessus et s’enfonce dans la baie, on ne les reverra jamais.

L’alerte et les recherches

C’est à l’heure de l’appel du matin de 7h30 que les gardiens découvrent le pot au rose. Ils déclenchent immédiatement l’alerte. Les garde-côtes sont mobilisés et le FBI déploie ses hommes partout sur le rocher, mais aussi aux abords de San Francisco. L’évasion fait la une des journaux et des informations, mais aucunes traces des fuyards. On ne retrouve qu’une pagaie et un morceau de ce qui semble être un gilet de fortune. Aidés par des hélicoptères, les garde-côtes ne retrouvent aucun corps dans la baie. Il semble bien que les trois détenus soient morts noyés et emportés par le courant.



L’enquête

Le FBI va tout mettre en œuvre pour retrouver les trois fugitifs. Ils vont s’appuyer sur les aveux de West, qui va leur expliquer les moindres détails de la préparation de l’évasion et par la même occasion se faire passer pour le cerveau du plan. Grâce au récit de West, le FBI va se rendre sur Angel Island, mais rien. Pas d’embarcation et pas de traces des fuyards.

Quelques jours plus tard, le FBI recueille le témoignage d’un homme qui affirme avoir vu près de Stockton (à quelques kilomètres d’Angel Island) une voiture bleue avec trois hommes filer à vive allure. D’après le témoin, la scène s’est passée le lendemain matin de l’évasion. Pourtant le FBI ne reçoit aucune plainte de vol de voiture. De plus aucun délit de n’importe quelle nature n’est recensé les jours suivant l’évasion. Il est difficile de croire que les fuyards n’aient pas commis de délits pour se procurer de la nourriture, un véhicule ou de l’argent.

5 semaines après l’évasion, le FBI reçoit le message d’un cargo hollandais qui aurait aperçu un corps flottant vers la sortie de la baie de San Francisco. Apparemment il porte des vêtements qui ressemblent étrangement à ceux des bagnards d’Alcatraz. Le corps est repêché, il s’agit bien d’un détenu d’Alcatraz, mais il n’est pas identifiable, la faute à un séjour trop prolongé dans l’eau. Une chose est sûre, sa morphologie n’est pas identique aux trois fuyards.

L’enquête se poursuit et le FBI explore de nombreuses pistes qui ne mèneront à rien. Le mystère des évadés restent entier. En 1979 le FBI clôt le dossier et le transmet aux US Marshall, spécialisé dans la chasse aux fugitifs. Le dossier est gigantesque, entre les recueils de témoignages, les pistes suivies, les mémorandums et j’en passe. Un nombre impressionnant de cartons concernant l’affaire sont transmis aux nouveaux enquêteurs.

Rebondissements en 2012

En 2012, Michael Dyke des US Marshal indique qu’il a retrouvé un mémorandum du FBI indiquant que le radeau a bien été retrouvé sur Angel Island et que des traces de pas dans le sable sont visibles partant de l’embarcation de fortune en direction des bois. Autre fait étrange, il découvre également le procès-verbal d’un vol de voiture bleue le lendemain de l’évasion.



Michael Dyke indique également que plusieurs témoignages avaient été recueillis provenant des familles proches ou éloignées des évadés pendant toute la durée de l’enquête. On notera un cousin de Morris qui certifie l’avoir rencontré à San Diego, ou encore une carte de noël reçue par la famille Anglin et signée par la main de John. Dyke insiste sur le fait que ces faits ne sont pas vérifiables et qu’ils sont probablement une façon d’alimenter le mythe et la polémique.

D’ailleurs on se pose allégrement la question de ces fameux mémorandums qui n’apparaissent nulle part dans les registres du FBI. Comment se fait-il que Dyke les retrouvent comme par hasard 50 ans après ? Si le FBI avait effectivement trouvé le radeau et les traces de pas, pourquoi ne pas le mentionner tout de suite et pourquoi ne trouve-t-on pas de photos du radeau. Il semble que le Marshal se soit allégrement fait une bonne publicité sur cette affaire ! Alors bien sur, certains rétorqueront que le FBI avait volontairement passé ces informations sous silence pour faire croire que les détenus s'étaient noyés et renforcer le mythe de la prison d'où personne ne pouvait s'évader. Cela dit, je ne vois pas l'intérêt de passer cela sous silence jusqu'en 2012, vu qu'Alcatraz fut fermé en 1963. D'ailleurs, en 1962, l'Etat parlait déjà de fermer la prison, puisque les détenus y étaient de moins en moins nombreux.

En 2014 ce même Marshal a bien cru trouver la solution de l’énigme lorsqu’il est tombé sur un rapport du FBI indiquant la présence d’un squelette près de Point Reyes à l’extrémité nord de la baie de San Francisco. Ce corps avait été enterré sous un nom d’emprunt : John Doe. Après avoir exhumé le squelette, il a demandé une analyse ADN afin de la comparer avec un descendant de Frank Morris. Malheureusement il ne s’agissait ni de Frank Morris, ni des frères Anglin.



Recherches scientifiques

Plusieurs recherches scientifiques ont été mises sur pied afin de comprendre si les détenus auraient vraiment pu traverser la baie.

Une première recherche effectuée par des scientifiques hollandais spécialisés dans l’hydrologie a démontré que la traversée aurait pu être possible sous certaines conditions. En étudiant les marées de l’époque, les relevés de vent et des paramètres de force de pagaie, ils ont pu déterminer que les évadés auraient pu réussir leur coup en prenant la mer entre 23h30 et 0h30. Par contre ils ont insisté sur le fait que, Angel Island était impossible à rallier avec ce type de radeau artisanal. Seule une embarcation avec voile aurait pu rejoindre l’île grâce au vent qui soufflait dans le sens inverse de la marée. Malgré tout, ils émettent l’hypothèse que le radeau aurait pu atteindre Horseshoe Bay à quelques encablures du Golden Gate Bridge. En dehors de ces heures, l’embarcation aurait été poussée au large par les courants.

Une autre expérience fut tentée par les garde-côtes de San Francisco. Tout d’abord avec un petit bateau pneumatique et des pagaies en plastiques. Ils ont effectivement pu rejoindre Angel Island depuis Alcatraz au prix d’efforts conséquents, de jour et munis de combinaisons de plongée. Même avec cet attirail, les garde-côtes, qui sont entraînés à nager et à manœuvrer en milieu hostile, ont pu témoigner de la difficulté à effectuer ce trajet. Puis ils ont tenté la même chose avec un radeau confectionné avec le même matériel que les détenus avaient utilisé. Le résultat ne s’est pas vraiment fait attendre. Ils ont pu avancer sur 500 mètres avant d’être repêchés par le bateau des gardes-côtes. Le radeau avait complètement pris l’eau et se dégonflait à vue d’œil. Il aurait donc fallu continuer le périple à la nage.

Point de vue médicale et sportif

Plusieurs médecins et sportifs ont été questionnés sur la possibilité de rejoindre le rivage depuis l’île d’Alcatraz à la nage. Tous ont été formels à ce sujet.

Premièrement, seuls des sportifs accomplis peuvent réussir. Comme les triathlètes par exemple, qui ont la capacité de canaliser les efforts, de réguler la chaleur de leurs corps sur de longues distances. De plus ils bénéficient d’un régime alimentaire spécifique et d’une habitude à nager dans des eaux froides. Or dans le cas des évadés, ils n’étaient pas très sportifs, peu préparés et de loin pas habitués à l’eau froide.

Deuxièmement, la distance de 2.5 km avec ces courants maritimes prendrait plus d’une heure à un nageur amateur. Le risque d’hypothermie est très élevé. En règle générale, dans ce cas de figure, le nageur commence à ressentir les effets après une demi-heure. Engourdissement, souffle court et difficulté à respirer. Au bout d’une heure, il passe dans un état semi comateux car le corps n’arrive plus à maintenir correctement les fonctions vitales. A une heure et demie, c’est quasiment le coma ou un problème cardiaque sérieux.

Enfin troisièmement, la traversée pourrait être possible entre Alcatraz et San Francisco, mais beaucoup plus compliquée entre Alcatraz et Angel Island, qui est nettement plus balayée par les vents, et où les courants sont bien plus puissants.

Certians psychologues affirment pourtant que dans des situations extrêmes, le corps a des ressources insoupconnées qui permettent de franchir des barrières et de décupler la résistance lorsque celui-ci est en danger de mort.

Les requins

On a longtemps entendu parler de requins qui se trouvaient dans la baie de San Francisco et qui se seraient attaqués à des détenus qui tentaient la grande évasion. Effectivement il y a bien des requins dans la baie, mais ceux-ci ne s’attaquent pas à l’homme. C’est une fable montée de toute pièce pour dissuader les candidats à l’exile. Ce sont de petits requins qui ont plus peur de l’homme, que l’homme n’a peur d’eux. Très peu de cas n’ont été recensé dans la baie de San Francisco.

Traversée réussie

Une seule traversée a été réussie par un détenu en 1963, il s'agit de John Paul Scott. Celui-ci a été retrouvé dans un état d’hypothermie critique à Fort Point près du Golden Gate. Transféré à l’hôpital, il a survécu mais s’est vite retrouvé à nouveau derrière les barreaux de la prison d’Alcatraz.

Morris en Irlande

Plusieurs témoignages affirment que Morris serait toujours en vie dans la campagne irlandaise. Il aurait quitté les Etats-Unis après sa spectaculaire évasion et serait entré en contact avec de la famille lointaine vivant en Irlande. Hébergé par ceux-ci, il se serait mis au vert à la campagne et élèverait des moutons sous un faux nom. Malheureusement, aucun de ces témoins n’a pu apporter de preuves à ces déclarations.

Alors qu’en est-il vraiment ?

Après tout ce que nous avons vu et lu, il est difficile mais pas impossible de croire que les trois évadés d’Alcatraz aient pu réussir leur coup. Pour plusieurs raisons.

- Le radeau aurait difficilement pu tenir le coup et la nage de nuit en direction d’Angel Island était tout simplement impossible.

- L’hypothermie qui a certainement atteint les trois fugitifs ne leur aurait pas permis de sauter directement sur la terre ferme et de s’en aller dans un véhicule. Il leur aurait fallu de bonnes heures au chaud pour reprendre toutes leurs facultés.

- Aucun délit n’a été signalé le lendemain de l’évasion, alors qu’ils auraient dû certainement se procurer de l’argent, de la nourriture et un moyen de transport.

- Pas de traces du radeau sur la terre ferme ou ailleurs, si ce n’est qu’un gilet de fortune et une pagaie.

- Pas de témoignages fiables avec preuves à l’appui sur lesquels se fier pour être certain qu’ils soient toujours en vie.

- Enfin, même s’ils n’étaient pas des meurtriers, il est difficile de croire que les trois fugitifs soient rentrés dans le droit chemin sans faire de vagues après leur évasion.

Tous ces éléments nous indiquent que l’évasion a probablement échoué et que les détenus ont certainement été emportés au large ou se sont noyés. Pourtant sans les corps, il est impossible d’être formel, et quelques indices nous permettent de croire encore à la réussite de la traversée.

- La réussite quelques mois plus tard de Scott qui a survécu.

- Les deux mémorandums retrouvés par l’US Marshal Dyke, même s’il subsiste des doutes sur leur authenticité.

- Le témoin qui a vu une Chevrolet bleue avec trois hommes dans des tenues de bagnard à Stockton.

- Les corps introuvables.

On ne peut donc pas affirmer qu’ils aient réussi, mais on ne peut pas non plus affirmer le contraire, même si cela paraît particulièrement peu probable. Honnêtement j’ai de la peine à croire qu’ils soient encore vivants ou qu’ils aient atteint le rivage. Cet avis ne regarde bien sûr que moi, mais aux vues des faits et de ce que nous avons pu lire et voir, j’en suis presque convaincu.

Epilogue

Aujourd’hui les frères Anglin auraient respectivement 83 et 84 ans. Quand à Morris, il aurait, lui, 87 ans. Des portraits des trois évadés vieillis par un logiciel informatique ont été diffusés par les US Marshals, en espérant peut-être qu’un témoin puisse les reconnaître s’ils sont toujours vivants.

http://www.usmarshals.gov/news/chron/2012/060712a.htm

Alcatraz a été fermé en 1963 pour des raisons de vétusté et de coût trop élevé. Il aurait fallu près de 5 millions de dollars pour la remettre aux normes, sans compter les frais journaliers. Aujourd’hui, la prison est inscrite au patrimoine national des Etats-Unis. Depuis 1973, les touristes peuvent visiter l’ensemble du complexe, où des répliques des fameuses têtes en papier mâché sont posées sur les lits des cellules, qui étaient occupées par les trois évadés. La prison accueille près de 1 million de touristes par année.



Chaque année en août, une célèbre course de natation est organisée : l’Alcatraz Sharkfest Swim, qui réunit environ 800 participants. Départ d’Alcatraz en direction de San Francisco. Les meilleurs y parviennent en moins d’une demi-heure et les derniers en un peu plus d’une heure. Il va sans dire qu’il faut être un sportif d’élite pour s’y inscrire… ! Un petit clin d’œil à nos évadés… !

https://raceroster.com/events/2015/3235/2015-alcatraz-sharkfest-swim

Note de l’auteur :

Je me suis rendu sur le site du FBI, où les dossiers de cette évasion ont été scannés et sont disponibles. Il y a plusieurs centaines de pages, photos et divers mémorandums, mais je n’ai trouvé aucunes traces de ce fameux mémorandum et de cette déclaration de vol supposée. Pas plus de succès sur le site des US Marshals...! A vous de juger !



Source : http://enigmeshistoire.e-monsite.com/pages/les-evades-d-alcatraz.html

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